24 mai 2009
FOR REASONS UNKNOWN
En fait moins t'écris et plus c'est dur de s'y remettre, même si t'en meurs d'envie en permanence, de recommencer à raconter ta vie touça.
Alors qu'en fait je vais sûrement déménager da bloug vers une nouvelle plateforme. Pour cause de moi tellement stupide que j'ai utilisé ce compte pour un autre blog, un truc vachementsérieuxsamère,en gros en rapport avec une branche du mouvement des universités. La pression (ohmondieuohmondieu) devient si forte que je peux plus être la seule à m'en occuper., d'où accès pour un autre grand malade de la révolition à mon ID et mot de passe. A part que voilà, le lien entre réel et virtuel (et accessoirement entre page politique et page perso) c'est moi qui le fait, et personne d'autre, surtout avec des gens que je connais qu'à moitié (alors Julien si tu as eu l'audace de venir fouiller jusqu'aux limites de ce compte je te défrise les bouclettes. Et je boude. Violent.)
Je ne m'explique pas ma soudaine obsession pour les Killers.
La chaleur c'est tout bénef sauf les insectes volants qui ont l'air de pulu... pullu... d'aimer vachement le coin, et qui tournicotent en continue chez moi sans montrer le moindre intérêt à sortir. Je hais Saint-Denis, je hais ce proprio de mes deux, je hais ce trou à rats, les fourmies sur les murs, les scolopendres dans la douche, les moisissures partout dans les coins, et des fois ça fait du bien de se plaindre comme une vraie chieuse.
Je suis en pleine période de ce qui s'appelle paraît-il plus ou moins amour petits oiseaux brume chamallow même qu'en convertissant ce dingue qui m'aime (qu'il croit haha) (bref) à Life on Mars, je me suis surprise à pratiquement pas couiner devant Sam Tyler qui il fut un temps me faisait automatiquement iinonder Sophie de textos. Je suis une désespérante fillencouple qui roule des pelles au cinéma, s'envoie en l'air sur la table de la cuisine, boude quand il oublie de me traiter comme une princesse (c'est qu'on s'habitue à ces conneries).
Et sinon je le pousse dans un fauteuil roulant sur des kilomètres dans Paris tandis qu'il essaie de suivre notre malheureuse actrice qui court beaucoup trop vite (parce qu'il paraît que c'est ce qu'il y a de plus stable pour les travellings, mieux que le vélo, ben vous verriez la tête du film, on se croirait en mer)
J'ai découvert que n'avoir pas accès au net et volontairement boycotter msn vous coupe du monde parce que tu comprends les relations humaines c'est down ma belle, enfin on oubliera pas de t'envoyer un mail pour te dire que tu nous manques quand même. Soit.
D'ailleurs même chose financièrement parlant, je gratte le fond de mon compte pour me payer à manger, et quand tu peux plus sortir quarante euros de concerts par mois ben tu vois plus les gens. Soit.
Je mange, je dors, je baise, je manifeste, je colle des autocollants dans le métro, j'écris des scénarios, je pousse des fauteuils roulants pour les travellings, de temps en temps je sauve une caméra, série sur série, film sur film.
Le retour de Placebo m'a fait rembobiner jusqu'à mes quinze ans les frissons fringues trop petites mascara qui coule et peut-être que j'ai un tout petit peu compris.
Ado, à moins d'une vocation viscérale, les cours ne sont rien d'autre qu'une vague obligation, une structure classique imposée, et c'est tout autour, dans ce que tu prends dans la gueule à chaque page, chaque morceau, chaque minute de film, qui fait que tu vibres comme ça, comme jamais, et on se rend pas bien compte combien ces moments-là ne durent pas.
Et pis ayé t'es grand, tu fais des projets contraint et forcé, ou pas d'ailleurs, et les jours se remplissent d'attente, d'angoisse, de sueur, de vie d'adulte, sérieux et rigide. J'y suis, moi aussi, faut pas se fier au maquillage de clown, au rire de hyène, au langage de pirate, j'y étais dans l'âge adulte, celui où tu laisses plus les choses t'atteindre à t'en péter les neurones parce que t'as plus le temps.
J'analyse. Je constate.
Et je refuse.
Concentrer les éclairs de responsabilité pour trouver un taf et réussir mes exams année après année, pour trouver où déménager, pour faire mes comptes et pouvoir tous les mois payer mon loyer. Juste de quoi rester d'aplomb, un minimum de sécurité, comme j'aime. Et en dehors de ça consommer décibels, laisser courir, être immature et jemenfoutiste et lâche et inconstante et illogique et bruyante et trop pleine d'inconnu. Réapprendre à vibrer.
Être ado ça craint. Mais le rester ça conserve.
Commentaires
ça fait du bien d'avoir de tes nouvelles, même par ici.
bref fais moi signe si t'as du temps pour moi, qu'on se raconte comme on est toutes les deux des filles en couple qui craignent grave.
pleins de bisous, à très vite j'espère.
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